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FRERES DE L’ORDRE DES PRECHEURS HOMELIE DE LA MESSE DU 1 AOÛT
Moïse dans la montagne, sur la vallée en écoutant Dieu et en lui parlant, dans le fait de communiquer le pouvoir divine au peuple d´Israël, c´ est une parfaite image d´un Dominicain. La lecture du Livre de l´Exode nous dit, que le visage de Moïse se tournait rayonnant à cause de sa rencontre avec Dieu. Quand on est en contemplation on se perd en Dieu et la lumière de Dieu nous rayonne ; nous reflétons cette lumière de Dieu. Nous commençons à devenir moins nous-mêmes et chaque fois plus de Dieu. Quand nous sommes en contemplation nous prenons un nouveau visage et une nouvelle vision et nous commençons à tout voir du point de vue de Dieu. Le visage de Moïse était si rayonnant que le peuple d´Israël, en le regardant exprimait une crainte devant lui, alors il devait mettre un voile sur le visage, quand il s´adressait aux gens. Les personnes écoutaient Moïse et elles acceptaient le message divin, malgré qu´il n´était si éloquent. Les gens lui écoutaient parce que son visage rayonnait la lumière divine. Cela était aussi vraie pour notre Saint Père Dominique, qui est appelé la lumière de l´Eglise, « Lumen Ecclasiae ». Il a pu toucher le cœur de beaucoup de personnes et les attirées à la foi véritable notamment, parce que la lumière de Dieu lui rayonnait et irradiait à travers lui. Dans notre tradition dominicaine nous en avons d´autres exemples. La source de la vie apostolique extraordinaire de Sainte Catherine a été sa relation avec Dieu, un Dieu auquel elle nommé un « doux aimant », même un « amour profond « comme elle a dit, « un feu qui éloigne le froid de mon cœur ». Aussi, dans notre prêche, c’est la réflexion de Dieu sur nous ce que les gens aiment voir. Qu´est-ce que va convaincre les gens et faire qu´ils acceptent notre message non comme notre apprentissage et le pouvoir persuasif de nos arguments mais comme la lumière de Dieu rayonnante sur nous, comme un résultat de notre relation intime avec Lui. Notre prédication doit être, dans les mots de Jean, la proclamation de « la Parole de vie que nous avons entendue, laquelle nous avons vu avec nos yeux, laquelle nous avons considérée et touchée avec nos mains » (1 Jean 1 :1). Les gens ne sont pas intéressés à nous entendre sur les idées et les théories de Dieu. Ils veulent nous entendre sur le Dieu que nous avons connu et éprouvé. Les deux paraboles de l´Evangile d´aujourd´hui soulignent le si grandiose et incomparable valeur du royaume de Dieu, le prix que nous devons payer pour l´obtenir et le bonheur de ceux qui ont trouvé le royaume de Dieu. Notre vocation dominicaine, reflète la lumière de Dieu à travers notre contemplation, en la transmettant aux autres à travers notre prédication, elle constitue un trésor précieux, une perle exclusive. Pour y parvenir nous avons du tout vendre ; nous avons du laisser nos filets. Mais, notre renoncement et notre mis en vente, n´est pas seulement momentané mais pour toujours et n´est pas seulement dans le moment de notre noviciat, il doit être renouvelé continuellement, c´est un processus qui jamais ne termine. Les paraboles signalent très clairement qu´ils on du tout vendre, pour pouvoir accéder au trésor et à la perle. Il ne s´agit pas seulement d´une petite partie, ou une partie de leur richesse, mais de tout ce qu´ils possédaient. Cela nous rappelle du premier commandement de Dieu aux gens d´Israël, « Tu aimeras ton Dieu avec tout ton cœur, avec toute ton âme et toute ta force » (Dt 6 :4-7). Dieu nous demande la totalité de notre être. Le romancier, James Baldwing, dit : « On ne peut rien donner sans se donner soi-même - c´est à dire, sans se mettre en cause. Si on ne peut pas se mettre en cause simplement on est incapable de donner ». Dieu ne veut pas nos possessions mais nous-mêmes. Kahlil Gibran le dit d´une belle manière, « Vous donnez très peu quand vous donnez vos possessions, vous vous donnez réellement quand vous vous donnez vous-même ». Dieu peut nous demander la totalité de nous-mêmes parce que, d’abord, Lui, il même nous a donné tout de soi même. Dans cette générosité illimitée « Dieu n´a pas sacrifié son propre Fils, mais Il nous l´a donné » (Rom 8 :32) Pour nous aimer et pour nous sauver, Jésus a du se défaire de sa gloire et mourir sur la croix. Dieu aime chacun de nous dans sa totalité, de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force. Il voudrait la même offerte généreuse de chacun de nous. Notre remise totale à Dieu, c´est une réponse à sa remise totale à nous. Nous devons le faire avec un esprit de satisfaction tel que l´homme qui trouve le trésor caché, dans un champ, avec sa joie, il va tout vendre à fin d´acheter ce champ. Dans l´Eucharistie nous célébrons la totale remise de Jésus dans le Calvaire. Nous sommes invités par lui pour recevoir son amour et le partager avec les autres. Dans une de ses homélies, l´Archevêque, Oscar Romero dit : « Quand nous sortons de la messe, nous devons prendre le chemin de Moïse dans le moment où il descendait du mont Sinaï : Avec son visage rayonnant, avec son cœur fort et vaillant pour faire face aux difficultés du monde. |
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Capítulo General 2007 - ORDEN DE PREDICADORES |